À 23 ans, Antonin Sourdeau, originaire de Longuefuye en Mayenne, connaît un succès grandissant sur les réseaux sociaux. Avec des centaines de vidéos publiées et des milliers d'abonnés, le jeune comédien trace son chemin entre théâtre, cinéma et création de contenu.
Pouvez-vous vous présenter ?
Antonin Sourdeau : "Je m'appelle Antonin Sourdeau, j'ai 23 ans et je viens de Longuefuye, une petite commune de Mayenne. Aujourd'hui, je suis comédien et je fais aussi des vidéos sur les réseaux sociaux, principalement sur Instagram et TikTok."
Comment est née votre envie de monter sur scène ?
A. S. : "Tout a commencé au collège de Grez-en-Bouère. Mon professeur de français m'avait proposé de rejoindre le club théâtre. J'ai passé le cap et ça a été un vrai déclic. Ensuite, j'ai poursuivi au lycée Victor-Hugo à Château-Gontier, avec l'option cinéma."
Quelles études avez-vous suivies après le bac ?
A. S. : "J'ai d'abord fait une licence d'histoire de l'art et d'archéologie, puis je suis revenu vers ce qui m'attirait vraiment : l'audiovisuel. J'ai intégré un master de cinéma et le conservatoire du 18e arrondissement à Paris, où j'ai terminé ma formation il y a quelques mois."
Comment êtes-vous arrivé à la création de contenu sur les réseaux sociaux ?
A. S. : "Il y a eu un élément déclencheur : une rupture amoureuse. J'avais beaucoup de temps libre et une note dans mon téléphone remplie de blagues que je n'utilisais pas. Le stand-up à Paris est très concurrentiel, alors je me suis dit : “J'ai un téléphone, du temps libre et des blagues.” Je me suis lancé car j'ai aussi grandi avec les créateurs de contenu, les youtubeurs."
Quelle a été votre première vidéo qui a vraiment fonctionné ?
A. S. : "Une vidéo dans laquelle je parlais d'homophobie. J'ai gardé les combats et les valeurs de mes parents, plutôt à gauche. Mes vidéos, c'est avant tout ce qui me passe par la tête : des passions, des sujets du quotidien. Je fais ça d'abord pour moi."
Vous êtes aussi confronté à la violence des réseaux...
A. S. : "Oui, surtout au racisme, beaucoup plus présent sur TikTok que sur Instagram. Je l'ai vécu quand j'étais plus jeune, donc ça réveille des choses. Ça arrive par vagues, et c'est une violence inouïe. Parfois je réponds, parfois je me dis que ça ne sert à rien. On n'est pas protégés par les plateformes."
Votre succès est-il arrivé plus vite que prévu ?
A. S. : "Oui, ça a pris extrêmement vite. Aujourd'hui, j'ai environ 25 000 abonnés sur Instagram. J'ai la chance d'avoir du temps libre et des idées, et pour l'instant, ça fonctionne bien. Je ne veux pas être un mec d'Internet qui fait des films, mais un comédien qui fait des vidéos. Les réseaux, c'est un outil très pratique, un moyen, pas une fin."
Qu'est-ce que vous aimez particulièrement en Mayenne ?
A. S. : "Le Jardin du bout du monde, à Château-Gontier. C'est un très beau parc, j'y allais souvent quand j'étais petit. Et puis le calme de la Mayenne. Même si, pendant un moment, je n'en pouvais plus de ce calme (rires).
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