La Fédération Nationale de l'Enseignement de la Culture et de la Formation Professionnelle - Section de la Mayenne (FO 53) s'oppose fermement à la suppression d'un poste d'infirmière scolaire (INFENES) implanté au collège public de Grez-en-Bouère. Une mesure présentée comme une " réorganisation ", mais qui constitue selon le syndicat " en réalité [...] une infirmière déplacée et un poste supprimé au niveau départemental ". "La décision, prise lors du comité social d'administration du 18 mars 2025, a été mise en œuvre par le directeur académique, Fabien Audy", affirme FO dans un communiqué de presse. L'infirmière concernée aurait appris " brutalement la suppression de son poste, sans aucun ménagement ", lors d'une réunion départementale le 19 janvier, et " sans que les organisations syndicales représentatives des personnels en soient informées ". FO refuse ce " nouveau passage en force " et interroge la cohérence des politiques publiques : " Pour le président Macron, la santé mentale est une grande cause nationale ; vraiment ? ". Le syndicat décrit une situation déjà " extrêmement tendue ", marquée par " un manque criant de moyens humains " dans la médecine scolaire et le secteur médico-social.
Troisième désert médical en France
La Mayenne est rappelée comme " le troisième désert médical de France ", où " une personne sur trois n'a pas de médecin traitant . Dans ce contexte, certains de nos élèves n'ont pour seuls contacts avec un personnel médical que ceux qu'ils ont avec leur infirmière scolaire ". La suppression du poste impacterait " au moins 9 écoles, leurs personnels, leurs élèves et leurs familles ". Refusant la " novlangue technocratique " des " redéploiements ", FO 53 annonce engager des actions syndicales pour obtenir " l'abandon de la suppression de poste ", " l'augmentation du nombre de postes d'INFENES " et le maintien du statut des infirmiers scolaires.
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