Charlène Lechat et Julien Sergent, à la tête de la ferme Villette en direct à Longuefuye, peinent encore à comprendre ce qui s'est passé. Dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier 2026, leur troupeau a été la cible d'une intrusion qui s'est soldée par le vol de 17 agneaux et la mort de six brebis. "On est dans le flou", résume Charlène, encore bouleversée.
"Certaines blessures ressemblent à des impacts de balles"
Le couple, qui habite non loin de la parcelle où se trouvaient les animaux, affirme n'avoir rien entendu durant la nuit. Aucun bruit suspect, aucun coup de feu. Ce n'est qu'au petit matin que la situation s'est révélée. "Julien s'est levé et a vu des animaux au sol de manière anormale", raconte l'éleveuse. Très vite, ils contactent leur vétérinaire afin d'évaluer l'ampleur des dégâts. L'examen des bêtes apporte des éléments troublants. "Selon le vétérinaire, certaines blessures ressemblent à des impacts de balles." Une douille de cartouche a également été retrouvée sur place. Des morsures ont aussi été constatées sur plusieurs brebis, laissant penser à des dommages collatéraux. "Ils n'étaient pas intéressés par les brebis. L'intention de départ était clairement le vol des agneaux", affirme Charlène.
Pour les éleveurs, la piste d'une attaque animale est rapidement écartée. "Si ça avait été une attaque, 17 agneaux n'auraient pas disparu comme ça", insiste-t-elle. Aucun voisin n'a signalé de mouvement suspect et personne n'a entendu de détonation, ce qui renforce le sentiment d'incompréhension. "La route est très fréquentée, ça nous surprend d'autant plus", ajoute-t-elle.
"C'est la première fois que ça arrive chez nous"
Ce drame n'est pas un cas isolé. Charlène explique connaître d'autres éleveurs confrontés à des faits similaires, notamment dans le département de la Loire-Atlantique. "C'est la première fois que ça arrive chez nous mais ailleurs les vols de ce type se multiplient", constate-t-elle. Une plainte a été déposée et le couple laisse désormais la gendarmerie mener l'enquête. En attendant, l'urgence est ailleurs. "Pour le moment, on est dans les assurances et dans le soin des animaux. On en a encore deux blessés qui sont en soins", précise Charlène. A travers ce témoignage, les éleveurs espèrent "surtout alerter la population et les groupes d'éleveurs sur la recrudescence de ces actes, et prévenir de nouvelles attaques".
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