La justice a sanctionné le groupe V and B pour publicité illicite en faveur de l'alcool à l'occasion de plusieurs événements et supports de communication. Le 23 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Paris a rendu une décision de première instance dans une procédure engagée par l'association Addictions France. Le responsable juridique de l'association Franck Lecas saluait, le 14 janvier dans Le Haut Anjou, une décision qui " constitue une avancée majeure pour la santé publique. L'alcool est responsable de 40 000 morts par an en France [...] Donner une image positive de l'alcool n'est pas acceptable en termes de santé publique. C'est précisément pour cela que la loi Évin existe."
"Une application extrêmement restrictive de la loi Évin"
Dans un communiqué, V and B Connect indique que le tribunal a estimé que " certaines publications sur le site internet vandb.fr ainsi que la vente de certains produits dérivés [...] constituaient des publicités illicites pour les boissons alcoolisées au sens du Code de la santé publique ", entraînant " une amende délictuelle ". L'entreprise souligne toutefois " qu'aucune condamnation n'a été retenue [...] pour les publications sur le compte Instagram VandB Officiel " et annonce avoir décidé " d'interjeter appel ", dénonçant " une application extrêmement restrictive de la loi Évin ". De son côté, l'association L'Opus Sonore, organisatrice du V and B Fest', reconnaît que le tribunal a jugé que " certaines de ces communications constituaient [...] des publicités illicites pour les boissons alcoolisées ". Elle précise que les condamnations ont été prononcées " sans exécution provisoire " et que " la décision rendue en première instance ne concerne ni l'existence du festival, ni ses éditions futures ". Là aussi, un appel a été formé afin de permettre " un nouvel examen de la qualification juridique retenue ".
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