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Sud-Mayenne. Vivre Adom : ces auxiliaires de vie clament leur ras-le-bol

Actualités. Après un été compliqué, les auxiliaires de vie de l'agence Vivre Adom Sud-Mayenne ont exprimé leur ras-le-bol. Un courrier a été envoyé à la direction, lundi 27 novembre.

Sud-Mayenne. Vivre Adom : ces auxiliaires de vie clament leur ras-le-bol
Si les auxiliaires de vie ne se sentent pas entendues, elles réfléchissent à l'avenir à se mettre en grève. - Charlie Creteur

Comme la majorité de leurs collègues (moins d'une vingtaine), Virginie Madiot (40 ans), Anne-Charlène Lesage (34 ans) et Odile Josso (54 ans) désirent exprimer un certain ras-le-bol concernant leurs conditions de travail. « On en a déjà parlé en comité social économique (CSE) mais ça ne bouge pas », expliquent-elles. « On attend que les choses bougent, que la direction comprenne nos revendications et que l'on soit écouté. »

« Le coût de la vie augmente et, honnêtement, avec mon salaire, je ne vis pas, je survis », poursuit Anne-Charlène Lesage.

Des revendications

Malgré la passion pour leur métier, ces trois auxiliaires de vie « solidaires » travaillant au sein de l'agence Vivre Adom Sud-Mayenne à Château-Gontier (Mayenne) ont plusieurs revendications : une revalorisation salariale (passer de 9,55 € à 11 € net l'heure), une hausse du remboursement des frais kilométriques (passer de 35 centimes le km à 50 centimes), la généralisation d'un téléphone professionnel à l'ensemble du personnel ou encore une réunion de service au moins une fois par mois afin de « parler des bénéficiaires ».

Virginie rajoute : « Pour les frais kilométriques, quand on se renseigne sur d'autres services, on s'aperçoit qu'ils sont à plus que nous, sachant que nos taux n'ont pas été augmentés depuis 2022. Pour celles qui utilisent leur téléphone personnel, il y a un remboursement de 3 € par mois sur leur forfait mais elles n'ont pas d'assurance en cas de casse de leur téléphone sur le lieu de travail. »

« De plus, on ne peut pas prendre n'importe quel téléphone non plus. L'application du travail n'est pas compatible avec les iPhone par exemple », s'exprime Anne-Charlène Lesage, qui utilise son téléphone personnel.

Les deux femmes assurent avoir reçu « un non catégorique » de leur direction pour l'aspect téléphone.

Le ras-le-bol en question s'est fait sentir un peu plus à la suite d'un été compliqué. « On a eu une période de huit à dix arrêts de travail, sachant qu'il y avait aussi beaucoup de collègues en vacances », racontent-elles. « Pas mal de personnes sont parties et d'autres aujourd'hui veulent partir. »

Rencontres avec la direction prévue

Odile, qui travaille à temps partiel et a été très sollicitée cet été, continue de récupérer des heures mais reconnaît « avoir craqué » durant cette période. « Certains bénéficiaires sentent ce ras-le-bol et voient qu'on est fatiguées. »

Virginie temporise : « En général, ils essaient quand même de nous laisser nos jours de repos mais si par exemple, en week-end, une collègue est en arrêt, l'astreinte peut nous appeler à n'importe quelle heure. »

Un courrier a été envoyé lundi 27 novembre à la direction locale puis départementale. Une rencontre avec les instances représentatives du personnel est prévue le 7 et le 15 décembre.

La réponse de la direction

Contacté mercredi 29 novembre, Wilfrid Reillon, responsable départemental de Vivre Adom en Mayenne, reconnaît un été 2023 "extrêmement compliqué".

"La demande de rencontre a été naturelle et je la trouve compréhensible", explique-t-il. "On entend ces revendications et on va travailler avec l'ensemble des équipes pour continuer à améliorer les conditions de travail. On travaille avec le Département quasiment quotidiennement depuis quinze ans, on ambitionne pour toujours concourir aux meilleures conditions de travail des auxiliaires de vie."

Ce dernier confirme qu'une rencontre entre les élus du comité économique et social (CSE), l'ensemble des salariés, lui-même et Sonia Cloteau, responsable de Vivre Adom Sud-Mayenne, est prévue le 7 décembre et une nouvelle le 15 décembre.

"Avant même le courrier, il était déjà prévu qu'on se voie le 7 décembre. Je préfère discuter avec les salariés dans un dialogue normal."

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