Petit-fils et fils d’entraîneurs, Philippe Peltier a baigné dès son plus jeune âge dans l’univers des courses hippiques. à seulement 21 ans, le natif du Lion-d’Angers montait sa propre écurie à La Chapelle-d’Aligné, en Sarthe. Cet éleveur, propriétaire et entraîneur qui fait partie des quinze meilleurs entraîneurs d’obstacles en France gère aujourd’hui une quarantaine de chevaux.
Un contexte
compliqué
Le tout dans un contexte qui, depuis quelques années, ne cesse de se compliquer. D’un côté, le professionnel évoque « le passage de la TVA à 20% sur de nombreuses prestations qui a fait chuter le nombre de petits propriétaires ». Mais le problème vient aussi de « la disparition progressive des petits hippodromes de courses ». Une situation qui complique notamment l’installation de jeunes entraîneurs.
La fille de Philippe Peltier, Camille, qui envisage de reprendre l’écurie de son père, sait toutefois qu’elle pourra compter sur une entreprise bien installée et une expérience solide. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, « j’ai obtenu un BTS assistante de gestion dans l’idée de m’installer un jour et j’ai aussi beaucoup voyagé ». Une façon pour la jeune fille de 25 ans d’aller piocher, ici et là, de bonnes idées pour développer l’entreprise familiale.
« Par exemple, je trouve que les propriétaires ne sont pas assez mis en avant et on ne partage pas assez avec eux. Contrairement à l’Australie ou encore en Angleterre où les écuries organisent des journées qui leur sont dédiées, pendant lesquelles on oublie le côté financier. Cette communication passe aussi par les réseaux sociaux. Il y a quelques mois, j’ai ouvert une page Facebook pour l’écurie de mon père. »
« Il a l’expérience, moi de nouvelles idées »
Une initiative à laquelle Philippe Peltier a rapidement adhéré ; « il s’est vite pris au jeu et partage lui-même des vidéos ». Cette dernière, dans l’optique de ramener les jeunes sur les hippodromes, réfléchit à la manière dont elle pourrait faire découvrir l’univers des chevaux à ceux qui le pensent trop fermé.
Si Camille met en avant la complémentarité du binôme qu’elle forme avec son père, « il a l’expérience, j’apporte les idées nouvelles », tous les deux sont néanmoins unanimes quant au besoin de retrouver l’ambiance festive sur les hippodromes. C’est d’ailleurs pour cela, qu’après avoir participé à la première édition du Point to point en France l’été dernier, ils ont tout de suite accepté l’invitation de Nicolas Madamet d’organiser la deuxième édition. «Il n’y a pas que l’argent qui compte et, le temps d’une journée, on veut faire rimer courses hippiques avec fête», assure Camille qui garde un excellent souvenir de son voyage en Angleterre, le pays des Point to point.
La course aux clochers se déroulera le samedi 5 mai sur l’hippodrome de La Maroutière.
Au programme : neuf courses de plat et d’obstacles, dont une course de veneurs et trois courses de poneys. La première course, le Prix du Haut Anjou (cross - chevaux de chasse - 3000 m) débutera à 11h 30.
Sur place, un village d’exposants, des concerts, restauration et buvette.
Une tombola géante est par ailleurs organisée pour tenter de remporter l’une des 35 saillies mises en jeu, soit 100 000 €.
Rendez-vous sur la page Facebook French point to point pour tous les renseignements.
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